Affichage des articles dont le libellé est HONFLEUR MA MUSE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est HONFLEUR MA MUSE. Afficher tous les articles

Honfleurissimo ville du spleen

Noyés dans les reflets du Vieux Bassin,
Lieutenance et plaisance riment,
avenir et souvenirs rament...

Les paroles de Jean de Honfleur, par Stéphane Goldman (extrait de l'album Stéphane Goldman n°1)

(cette chanson est disponible à l'écoute dans le post ci-dessous)


Ehi, eho ! Ehi, eho ! {x2}
Assieds-toi matelot et prends de la graine
Assieds-toi matelot pendant ton repos
Pendant ton travail calant ta dentelle
Ne sois pas distrait, tu le regretterais
Vois Jean de Honfleur qui croyait aux sirènes
Qui un jour nous quitta pour les retrouver
Ehi, eho ! Ehi, eho !

Par un beau matin, croyant voir une belle
Il plongea soudain lui offrir un baiser
Mais la dame en question, en perfide diablesse,
Lui avait caché qu'elle était un poisson
Ehi, eho ! Ehi, eho !

Depuis mon Jeannot croyant vivre sa vie
Est bien ennuyé pour s'organiser
Avec une vraie femme soignant ta demeure
Tu sais de quel côté du fourneau la trouver
Mais une femme-poisson vous me la baillez belle
Ça vous a une moitié qui vous donne à penser
Ehi, eho ! Ehi, eho !

Frite ou bien meunière, qu'est-ce que je vais en faire
De ce bout de ma femme dont je ne peux rien tirer ?
Et puis sur le tard, dans ce milieu humide
On se prend à regretter un bon feu de cheminée
Ehi, eho ! Ehi, eho !

Ecoute le soir quand la lune se lève
Jean de Honfleur appeler ses copains
"Ohé du bateau, ramenez-moi sur terre
Dans un bon coin bien sec
Ici, y a bien trop d'eau"
Ehi, eho ! Ehi, eho !

La morale de l'histoire assis sur ton derrière
C'est qu'un tien vaut mieux que deux tu l'auras
Que si tu prends femme elle ait tout pour te plaire
Et quoi qu'il lui manque pour lui donner tu l'as
Ehi, eho ! Ehi, eho ! {x2}

Lucie Delarue-Mardrus à l'honneur dans le "Le Lien", bulletin de la CCPH (Communauté de Communes du Pays de Honfleur)



"L'odeur de mon pays était dans une pomme"...












transmis par Jacqueline Lemonnier, grande amatrice de Lucie Delarue-Mardrus, qui le lui aurait bien rendu !





<--CLIQUEZ POUR AGRANDIR ET LIRE LE POEME DE LUCIE, "LA POMME"



Flic! Flac! Flic! Flic! Encore des flaques de René Le Floc'h

La feuille morte, dans le reflet, retrouve la branche qu'elle a quittée!

Et si le reflet était plus réel que le réel ?


Feuilles-radeaux, ondes concentriques
Ronds dans l'eau, humide musique

Les feuilles mortes reprennent vie sur le miroir de l'eau
Elles y glissent comme des bateaux





La lumière devient nuages, l'eau froide semble bouillonner. Quelle est cette mixture? En quelle marmite, en quel chaudron mijote-t-elle?


















Un peu de lumière dans l'eau froide,
Ondes, vaguelettes, feuilles roides






Feuilles mortes fauchées raclant les fonds de miroir










Les feuilles mortes, drôles d'oiseaux volant dans le ciel de la flaque profonde! ...





Ni tout à fait bruts, ni tout à fait cubiques... les pavés de Honfleur


Clichés de René Le Floc'h (c)
Ah ces bons vieux pavés de Honfleur ! Les amortisseurs des voitures y sont mis à rude épreuve, les pieds du touriste encore plus...

A qui ne les regarde pas, les pavés de Honfleur, guère trop polis, le font parfois chèrement payer, d'une cheville tordue ou d'une chute fatale!!!

Mais on les aime bien ces bons vieux pavés tout droit venus du temps du Roi- Soleil. Et n'en déplaise à l'astre de feu, heureusement qu'il pleut de temps en temps dans notre contrée, les pavés sont tout de même plus jolis mouillés.

Ils deviennent alors miroir, patinoire, écailles ou anguilles... et nous prodiguent leurs si jolis reflets...

Exposition du 4 octobre au 7 décembre 2008 : De Saint-Vaast-la-Hougue à Fécamp... Gervais LETERREUX (1930-2003) Artiste bas-normand

Vernissage le samedi 4 octobre 2008 à 17h30,
en l'espace Charles Léandre de Condé-sur-Noireau
Commissaires de l'exposition : Frédéric LETERREUX, Eric LEFEVRE
avec l'aimable autorisation et précieuse collaboration de Madame Gervais LETERREUX



Gervais Leterreux : Etretat, aquarelle

CLIQUEZ SUR LES DOCUMENTS CI-DESSOUS

POUR LES AGRANDIR ET LES LIRE





























Gervais Leterreux :
La grève, aquarelle
et
Neige à Honfleur, 1953, huile sur toile

En exclusivité pour "Honfleurissimo!!!" : "Honfleur", par le poète Nicolas Saeys...



Nicolas Saeys, poète natif de Honfleur, nous offre en exclusivité la primeur de son poème dédié à la plus belle ville du monde... Toute l'équipe de "Honfleurissimo!!!" le remercie chaleureusement, en attendant une présentation plus complète de cet artiste pour le moins talentueux et original...






Nicolas Saeys vu par PIBOI ------->









Honfleur
C’est un regard apprivoisé ;
le nôtre, le mien.

Un port frais, bandé de feu.
Des V blancs dans le ciel clair,
des silhouettes dans l’azur brumeux.

C’est un paysage ;
de jaune ou de blanc. Sans noirceur.

Honfleur est le lieu de la naissance.

Je suis né un jour de fête, de repos.

C’était un midi, le dimanche,
nostalgie cristallisante.
ou le midi, un dimanche,
cristallisation nostalgique.

Temps de douleur et de délivrance .

Temps de mort teinté de vie.

L’œil ouvert
d’une vision multiple,
illuminé du monde.

L’enfance
est un pays versifié de mers,
houleux de souvenirs,
s’échouant aux murs du château fort.

Oui. À cet âge,
rien n’est plus fort que les sens,
rien n’est plus faible que les mots.

J’ai déniché la clef de ce rêve

dans la vase du Vieux-Bassin
(combien ai-je sué dans cette aventure),
j’ai remonté la Côte de Grâce,
au-dessus des toits d’argent et d’ardoise.

C’est au clair de lune
que j’ai vu miroiter l’alliance maternelle,
pendue par un cheveu blond,
qui servait de trousseau unique.

Effrayé par ce mystère,
m’envoûtant dans une obscurité
où planait l’ombre haletante
d’une énigme hasardeuse,

j’ai laissé le rêve tel qu’il est,
et sera toujours,
dans les ballets de feuilles mortes,
depuis la hauteur du Mont Joli,
enfermé dans une aube rieuse.

L’œil voit, observe,
jusqu’à n’être plus
qu’un reflet sensible
d’indiscipline et de révolte.

Le réveil
est un appel à la liberté,
Avenue de la République,
avenir des deux côtés
de ma chair et de mon esprit,
face à l’écueil des vents de l’horizon.

J’ai pris conscience
d’une certaine poésie

tel un cœur plongé dans l’idéal
avant d’être recouvert d’une couche d’étain.

Sans art ni langage en ce genre,
j’appris à écouter l’autan,
refrain d’oubli des tumeurs viscérales.

Ce qui ne me paraissait pas définissable
- par le verbe -,
je lui attribuais quelque nature divine.

Parce que le cœur des choses n’est pas verbal ;
le cœur des choses n’est que source de poésie.

C’est un coup de poing spirituel,
apprentissage humiliant l’orgueil des mortels.

N’être ni Dieu, ni créateur, ni parole ;
qu’un homme, créatif, hâbleur,
allant d’un bout à l’autre d’une perception sans découverte.

De quoi se détourner de l’Église Sainte-Catherine,
et de vivre cloîtré sur une île déserte, à l’abri des rictus.

Quand TOUT est perdu d’avance,
que RIEN n’est gagné sans volonté,
il y a de la nonchalance à user d’outils.

Il arriva qu’un soir, au crépuscule,
attentif aux roucoulements d’un volatile,
je demandai à un agriculteur bonhomme :

« Quel est cet oiseau ? »
« C’est le chant de la tourterelle »,
me répondit le paysan.

J’avais usé du verbe comme un objet d’images et d’échos.

Il m’avait l’air au début d’un machin avec des bidules.

Le premier que j’empruntai pour le faire résonner,
je le cassai dans ma boîte crânienne.

« Vous n’avez rien entendu ? »
demandais-je alors aux passants,
qui me prenaient pour un fou furieux.

Les tours d’escamoteurs ne suffisaient pas :
mes jongleries en firent rire plus d’un.

En cognant les objets les uns contre les autres,
décidément, ça ne chantait pas, ça résonnait bêtement.

Si ça continuait,
j’allais régresser à l’état d’homme-singe.

J’avais la volonté de pouvoir,
mais je la commandais.
Elle ne resta pas chez moi très longtemps.

Mais quand je quittai mon bureau,
elle revint de plus belle ;
elle n’était pas claire dans ma tête.

Je me résolus à lui tenir la main
comme un mari résigné.

Les gens me plaignaient en disant :
« quel imbécile !… »

Moi, j’étais content de ce mariage d’appréhension des choses.

Ce n’était pas qu’une volonté humaine, mais une volonté poétique.

Le monde ne s’arrête pas
à l’œil vif ni à l’observation dense.

Je m’agaçai moins à propos du verbe,
tentant de le saisir avec la main,
ou plutôt d’en happer ce que j’appelais « substance »,
d’arracher les faces de l’objet en y cassant mes ongles.

Je m’imaginais qu’un puits interne,
à l’échelle atomique, infinitésimale,
en illuminait les parois, d’où ma recherche profonde.

Dans le miroir,
on s’attache d’abord au reflet,
ensuite à ce qui reflète.

Il y a des mirages formés à partir d’une glace.

La poésie serait un reflet dont la réflexion semble imperceptible.

Il n’y avait pas que cela ;
un jour, la brume et la pluie
qui martelaient la fenêtre de ma chambre

m’engagèrent à parcourir
la place de l’Hôtel de ville,
le poing posé contre le menton.

Que croyais-je y trouver ? Je n’y trouvai rien.
Sauf que les côtés imparfaits brillaient comme un phare.

Ça faisait loin, tout de même.

Un fanal, c’est corrélatif à la forme vivante de l’objet.
C’était un lieu fantasmagorique sans valeur significative.

Lorsque j’écrivis au retour, je ne m’en doutais pas.
Ni du passé, ni du présent, ni du futur.
Il y a pourtant un sens dans le rayonnement centrifuge
que produit l’objet (des polémiques),
qui donne une raison interprétative de l’o
rigine.

Le poète dévierait la projection extérieure
- consciencieusement-,
comme un réfléchissant de lumière vers les lecteurs.
Un réfléchissant ? Ce serait trop beau !
Un réfléchisseur, disons.

Il convient que ce projet demeure fantaisiste :
la poésie est un objet qui n’a pas de forme distincte.

C’est un signe qui n’a pas de graphie,
c’est un panorama dont la couleur est libre.

Je n’aurais pas dû écrire
ce que j’ai écrit, ni écrire ce soi-disant, prétendu poème.

Je voulais signifier le mot " poésie " ;
si j’avais voulu signifier " la poésie ",
j’aurais composé sur une feuille blanche,

j’aurais accompli l’impossible.

C’est ce que Honfleur m’a appris :
plus je m’éloigne d’elle,
plus je suis loin de toute poésie.

J’y reviendrai :
tout aura changé de fond en comble.
J’espère y être
et n’y avoir nulle présence.

Le donjon immortel
ne sera qu’une antiquité en ruines.

Le port ne sera plus le même,
j’aurai voyagé par monts et par vaux,

fort de ce qu’il fut,
étranger à ce qu’il est,
ignorant de ce qu’il sera.

Mon existence : un destin méconnu,
mon œuvre, un testament invisible,
où je pourrai souffler enfin à l’oreille des lecteurs :

« va, ce n’est qu’un rêve. »


Novembre 2007
(tous droits réservés (c))

De Honfleur à "Honfleurissimo!!!" : du site réel aux sites virtuels...





"HONFLEURISSIMO!!!"
Honfleur dans l'oeil du web...
(quelques réflexions)





A l'heure des technologies de l'information et de la communication, Honfleur ne se reflète pas uniquement dans son Vieux Bassin, ni seulement dans les flaques, les fenêtres et toutes ces surfaces réfléchissantes si chères au photo-ricocheur René Le Floc'h !!!

L'image de Honfeur fait d'innombrables rebonds et trouve une quantité exponentielle de relais sur nos écrans plats en interconnexion.



Ainsi naît un Honfleur dématérialisé, immatériel, virtuel, numérique, en lettres, chiffres, informations et données diverses : photos, vidéos. Un "e-Honfleur" qui se décline en "honfleur.com", "honfleur.net", "honfleur.fr"... Honfleurissimo!!!














Tel le marin-pêcheur jetant ses filets dans la mer, l'internaute "surfe" et "navigue" sur le "net" (=réseau, filet) pour recueillir les petits poissons numériques : les informations, les images, les supports multimedia, etc.





Tel l'artiste-peintre composant sa toile en pleine nature comme les impressionnistes de l'école de l'estuaire à la Ferme Saint-Siméon, le blogmaster utilise son clavier comme une palette pour s'exprimer sur la "Toile"














Telle la laveuse de linge penchée sur les eaux d'un des anciens lavoirs de la ville, le Honfleurais ou la Honfleuraise virtuel(le) cherche et trouve sur l'écran une vision toujours plus limpide de Honfleur...
Pierre Boiteau

Un nouvel ouvrage sur Honfleur : "HONFLEUR, Terre de création, Havre des poètes" par Patrick PICORNOT, Aumane PLACIDe et les poètes de FLAMMES VIVES



cliquez pour agrandir la couverture et le texte de la quatrième de couverture
<----


Les amoureux de Honfleur auront le plaisir de rencontrer dans ces pages les grandes figures poétiques et artistiques de la ville, en sept chapitres :
I - Pour un triangle de paix Honfleur-Québec-Antilles
II - Hommage à Charles Baudelaire
III - Charles Baudelaire : le rêve de Honfleir
IV - Henri de Régnier : l'éloignement de Honfleur
V - Lucie Delarue-Mardrus : l'amour de Honfleur
VI - Katia Granoff : le regard de Honfleur
VII - En rêvant de Honfleur par les poètes de Flammes Vives, dont le Honfleuraus Nicolas Saeys, auteur d'un étonnant "Honfleur", peut-être bientôt en exclusivité pour Honfleurissimo?... ;-)




"Honfleur, Terre de création, Havre des poètes"
Editions Flammes Vives, mai 2008, 15 euros



Et qui donc mieux que le poète saurait être le détenteur et le promoteur d’une langue ? Hommage à Honfleur, certes, ce livre se veut aussi une louange à cette langue française qui sut prendre racine outre-atlantique.

L’immense arc migratoire essaima notre vieil idiome en parcourant du nord au sud les cours du Saint-Laurent et du Mississipi, de Québec à la Nouvelle-Orléans en passant par Saint-Louis. À ce vaste mouvement fluvial s’est ajouté un mouvement maritime, de la Louisiane aux Antilles françaises.

Permettons-nous de rêver à un autre triangle que celui tristement connu du « commerce triangulaire », ou « commerce de bois d’ébène ». Par les mouvances de la langue, célébrons-la pour toutes les expressions de vérité, d’humanisme et de justice.

Par ces sombres temps de divisions, de conflits et de dictatures qui dissimulent leurs noms, oui, osons rêver d’un triangle de paix et de civilisation par une langue commune à la longue histoire : Honfleur-Québec-Antilles.



162 pages

Sous le soleil exactement !

C'est l'été, les touristes fidèles à la tradition des bains de mer (et de soleil si Dieu le veut !) sont de retour sur la Côte Fleurie, de Honfleur à Cabourg en passant par Villerville, Trouville, Deauville, Villers-sur-Mer, Houlgate...

"Bronzage"
Illustration de PIBOI
Pour illustrer le don sacrificiel des corps des touristes aux rayons mordants et pénétrants du dieu Hélios !!!