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Une nouvelle star dans la comète de Allais : Nathalie Guillet, artiste-peintre



L'ARTISTE-PEINTRE NATHALIE GUILLET AU " PETIT MUSEE D'ALPHONSE " !

> L'artiste bien connue dans le milieu (de l'Art ), Nathalie Guillet a
> choisi la plus petite galerie de Honfleur : " La Galerie des potards
> Allais ", pour présenter ses oeuvres. Une petite galerie pour de
> grands talents !
>
> Dans cette présentation, Nathalie Guillet introduit une exigence
> nouvelle dans sa pratique artistique. " Notre tête est ronde pour
> permettre à la pensée de changer de direction " écrivait Picabia.
> "Surréalissimement", notre talentueuse artiste, au sein ( oh combien

> agréable à l'oeil !) d'une même composition, organise la collision
> d'images et de mots découpés.
> Un chant du signe . En "allaisgro - fortissimo".
> Pour la sulfureuse Marylin ou tout simplement pour l'art ,cette fois
> culinaire, en "cuisine A. O. C." Lire : "Appellation d'Origine
> Contemporaine".
>
> Une palette riche et qui tient ces promesses , aux titres un rien
> "Erik Satienien" comme : "Qui es-tu ," "La femme vaut de l'or", la
> ronde de la femme" ou "Honfl-or".
>
> Nathalie Guillet , un certain talent certain !

>
>
>
> Retrouvez Nathalie Guillet, sa vie, son oeuvre, sur : http://lapalettedenathalie.blog4ever.com

Trois stars honfleuraises : Eugène Boudin, Alphonse Allais, Albert Sorel...


transmis par Jacqueline Lemonnier (c)

Une histoire allaisienne


> Faits divers et d'été.
>
> Un drame de l'amer.
>
> Lors d'un voyage en mer que fit Allais Alphonse,
> Il se passa ce fait qu'au public je dénonce :
> A l'heure de l'absinthe, au mât du perroquet
> Comme pour l'étrangler, on l' vit qui s'accrochait.
>
> Le lieutenant, qui l'avait vu monter, crie :Stop !
> Rassemblant ses trois mousses, leur dit : "Qui est-c' qui a vu
> Allais d' sendre du mât ? "
> Et ne purent les trois mousses qu' s' taire !
>
>
> SEMBAD LE MALIN.

Honfleurissimo. Des stars dans la comète de Allais. Marthe Mercadier et Popeck au "Petit musée d'Alphonse!"


Ce samedi 28 juin, la Comète de Allais a illuminé une fois de plus la
place Hamelin pour la réception de Marthe Mercadier et Popeck au
Petit musée d'Alphonse. Pour entrer dans "la Vie drôle" d'Alphonse,
Marthe Mercadier , de son vrai prénom : Marthe-Rose, n'a pas
cependant "souffert dans ses articulations" pour gravir l'escalier
"qui a mal tourné" !
Et Popeck, sur la dernière marche , s'est écrié : "Voilà, je suis
dans le plus petit musée du monde. Dieu soit loué, mais pas trop
cher ! ".
A suivre ....
(texte et photo de Jean-Yves Loriot)

Honfleurissimo. Le dictionnaire des mots qui ont fait "La Vie drôle" d'Alphonse Allais. V COMME VENISE.



Venise et Alphonse Allais (et vice-versa) vus par PIBOI


"Voir Venise ..... et se gondoler de rire";



En 1897, Alphonse Allais voyage à en Italie, à Venise. Ses notes de voyage paraissent dans "Le Journal" du 13 au 28 mai 1897.
(Ce ne fut pas son voyage de noces, comme ont l'a raconté, puisqu'il se maria avec Marguerite Gouzée en 1895). Les jeunes époux préfèrent Nice. Dès son arrivée, Venise "la superbe" caresse "allaisgrement" la sensibilité artistique d'Alphonse :

"La première chose qui frappe l'odorat du voyageur arrivant à Venise, c'est l'absence totale de parfum de crottin de cheval. Cette particularité, assez bizarre en apparence, s'explique d'elle-même dès qu'on s'aperçoit, par la pratique, que les seuls modes de locomotion et de véhiculage à Venise sont le footing et le gondoling.
- Non seulement Venise existe, mais elle est habitée pas uniquement par des peintres et des Cook's touristes, mais encore par de vrais Vénitiens et surtout des Vénitiennes authentiques, ces dernières plus jolies que nul ne saurait se l'imaginer et portant encore, en grande quantité, des chevelures de ce blond particulier qu'affectionnait
notre regretté Titien ".
- "Ah ! que Venise est belle !".
Venise "l'adorable" lui remet en "remembrance" des instants de son enfance :
- "La cour d'une maison que j'habitais autrefois était régulièrement, chaque dimanche matin visitée par un homme âgé qui, s'accompagnant d'une guitare aphone et mal accordée, chantait -de quel organe ! - une vieille romance dont le refrain commençait par ces mots : - Ah ! que Venise est belle !
Ce vieillard chantait faux, mais il disait juste. Impossible, en effet de rêver quelque chose de plus beaux que cette Venise adorable et superbe !

- "Maman m'avait si souvent endormi, tout petit, avec le chant des gondoliers ...." que lorsqu'un "facchino" embarque son bagage dans une gondole, Alphonse s'y installe avec "pas plus de fantaisie qu'on se met à monter dans un fiacre ".

- "la première chose qui frappe le goût du voyageur arrivant à Venise, c'est une exquise glace "tutti-frutti" dégustée sur l'une des mille petites tables du café Florian.
- la première chose qui frappe l'ouïe du voyageur arrivant à Venise, c'est le remplacement du bruit de cornes et de grelots cyclistes par les mélancoliques clameurs des gondoliers.
- La première chose qui frappe l'oeil du voyageur arrivant à Venise, c'est le spectacle ... d'une charmante jeune femme, distribuant sans compter du blé de Turquie aux pigeons de la place Saint Marc".

Mais bien plus que le spectacle du Grand Canal, Alphonse Allais est ému par une simple inscription aperçue au-dessus d'une porte dans la gare de Venise :

MERCI CELERI
Le croira qui veut, mais un hommage public et si éclatant rendu à un humble légume touche la sensibilité d'Alphonse, bien plus que des manifestations imposantes.
- "L'origine de ce culte m'échappe. Sans doute le céleri a t-il sauvé des populations entières au cours de cruelles épidémies, ou bien ne faut-il voir dans ce curieux fanatisme qu'un vieux restant de superstition païenne.
A moins - je donne cette explication pour ce qu'elle vaut - que les fameuses oies qui sauvèrent le Capitole n'aient dû leur extrême vigilance qu'a une nourriture où le céleri entrait pour une large part".

MERCI CELERI
N'importe, il est touchant de voir des gens comme les Vénitiens rendre un si éclatant hommage à un simple végétal !



Les lecteurs de "Le Journal" devront attendre deux jours, pour lire le 21 mai :

- "Dans mon ignorance de la langue italienne, je me suis livré, hier aux plaisanteries les plus niaises sur cette inscription : "Merci céleri", qu'on rencontre dans beaucoup de gares de ce pays. Réduisons l'incident à ses justes dimensions. "Merci céleri" signifie "Marchandises en grande vitesse" et rien de plus. Voilà ce que c'est de causer sans savoir".

Point ramier, Alphonse Allais s'intéresse "allaisgreto" aux pigeons de la place Saint Marc.
- "A propos des pigeons de Saint Marc, j'ai tenu à m'assurer par moi- même qu'elle était vraie la légende qui dit ces volatiles inviolables et sacrés pour tout Vénitien.
Jamais, dit-on, fût-ce aux temps de siège et de famine, un pigeon ne connut à Venise, les affres de la moindre casserole. C'est vrai. Mon expérience consiste en une poignée de petits pois jetée sur les dalles en guise de maïs.
Un peu étonnés d'abord de cette alimentation nouvelle, les gracieux volatiles se gorgèrent bientôt de mes "pisselli", sans manifester la plus petite horreur personnelle ou atavique. Essayez ce sport en France, et vous verrez le lamentable tire-d'aile.

Assis à la terrasse du "Café Florian", Alphonse Allais note sur son carnet de voyage :
"Entendu ce colloque entre touristes bien parisiens :
- Alors vous partez ?
- Mais oui ... Nous sommes ici depuis quatre jours, c'est plus qu'il n'en faut pour tout voir (sic).
-Vous vous êtes bien amusés ?
- Oh ! ça non ! je trouve Venise d'un triste !
- Vraiment ?
- Oui ... on a tous le temps l'air de se promener dans des inondations ! "

Ou alors qu'une "bissone" descend le Grand Canal :

"Appréciation d'une dame de Rouen :
- Venise, en somme , c'est Pond-Audemer en plus grand ! "

Mais le temps du séjour dans la Cité des Doges se rétrécie comme peau de chagrin. Alphonse Allais note alors :

"- J'ai la nostalgie du cheval.
Non pas que je sois un fervent écuyer, mais voici dix grands jours que je n'aperçus l'ombre du plus pâle canasson !
J'en excepte, bien entendu, les quatre chevaux du portique de l'église Saint Marc, lesquels, entre nous, se trouvent là un peu comme des chevaux .... sur la soupe.

- Et maintenant, adieu gondoles, au revoir plutôt, car on reviendra, ô Venise enchanteresse, si belle qu'on oublie les Anglais mal élevés, les Allemands grossiers et les Français idiots qui l'obstruent ! "

Alphonse Allais ne reviendra jamais à Venise. Et ne s'écriera jamais, comme le Maréchal Mac-Mahon (qui le coquin, fit un détour par "Le Lido", pendant la campagne d'Italie, c'est
maintenant prouvé) :
"- Que d'eau, que d'eau et encore on ne voit que le dessus! "


(Texte transmis par Jean-Yves Loriot)

Le 28 juin 2008 : Popeck et Marthe Mercadier à Honfleur !!!


> Le 28 juin à 1O H 16 précises, la "Comète de Allais" illuminera à
> nouveau la place Hamelin, à Honfleur, pour recevoir Popeck et
> Marthe Mercadier au Petit musée d'Alphonse, (Julia Duarte connaît),
> pour l'inauguration de la plaque "L"Heureux tour du Chat Noir" sur
> la maison natale et l'intronisation de ces deux nouveaux
> impétrants dans le sein chaleureux de l'Académie, au Petit grenier
> à sel. Un petit grenier pour une grande intronisation !
> Marthe Mercadier et Popeck seront très heureux de recevoir les
> Honfleurais et Horsains, de leur serrer les mains, ce qui permettra
> à chacun de "toucher des doigts d'auteurs".
>
>
>
> Jean-Yves Loriot
> Le Petit musée d'Alphonse !
> 4, place Hamelin
> 14 600 Honfleur
> 06. 74.07.72.29

>
>
>
>

Honfleurissimo. Le dictionnaire des mots qui ont fait "La Vie drôle d'Alphonse Allais". C .... comme CURE-DENTS




"Les Cure-Dents se souviennent et chantent".



Dans ce petit poème d'une exquise intimité, l'artiste se sert de la fiction suivante : les cure-dents qui proviennent de plumes d'oies, comme chacun sait, rencontrent dans les molaires des consommateurs, quelques fragments du volatile auquel ils furent arrachés.



"Alors il nous souvient
Des jours anciens,
Et du soir d'automne où quelque servante accorte
Pluma notre pauvre mère devant la porte.
En fermant les yeux, je revois
L'enclos plein de lumière,
La haie en fleur, le petit bois,
la ferme et la fermière.

Sur les tables des restaurants à prix modiques,
Nous sommes les tristes cure-dents mélancoliques ".



Tout cela n'est-il pas d'un charme très prenant ? L'auteur a beaucoup souffert dans la vie, cela se voit. Fasse le ciel qu'il souffre encore beaucoup pour que nous nous délections plus longtemps à le lire.



Alphonse Allais. 1893.

Pierre Tchernia et Michel Serrault reçus au Passocéan à Honfleur

Photos Jacqueline Lemonnier (c)
Cliquez sur les photos pour les agrandir

Honfleurissimo. Le dictionnaire des mots qui ont fait "La Vie drôle d'Alphonse" . J..... COMME JEANNE LEROY-ALLAIS.

Jeanne -Mathilde Allais à l'école des Ursulines
(Rang du fond, debout à gauche de la photo)
Photo inédite. Collection particulière.

Rose-Jeanne-Mathilde, soeur aînée d'Alphonse, est née le 16 janvier 1853. Alphonse et Mathilde eurent toujours des liens fraternels très forts. Lorsqu'il s'inscrit à l'Ecole Supérieure de Pharmacie, Mathilde accompagne son frère à Paris où elle enseigne comme institutrice libre. Elle rencontre et épouse Charles Leroy, un ami parisien d'Alphonse et rédacteur au journal "Le Tintamarre".
"Le Tintamarre" du 23 décembre 1879 publie cet avis :
PRIERE DE NE PAS LIRE CECI
"Nous avons - ou du moins nous faisons semblant d'avoir - le plaisir d'annoncer à nos lecteurs le mariage de notre ami et collaborateur Charles Leroy avec Mademoiselle Mathilde Allais, fille de M. Charles Allais, conseiller municipal d'Honfleur, et soeur d'Alphonse Allais, notre collaborateur aussi. - Le sinistre aura lieu à Honfleur, le 29 décembre. Charles Leroy ! .... Allais ... sur qui compter, alors ! ... Enfin! .... raidissons-nous ! .... A l'occasion de cette solennité, Le Tintamarre accorde aux belles-mères une trêve de vingt-quatre heures. C'est égal ... c'est dur ! ". Le Secrétaire de rédaction.

Ecrivain, elle publie sous le nom de Jeanne Leroy-Allais, dix-sept ouvrages : romans (dont deux couronnés par l'Académie Française : "Marie-Rose au couvent" et "Ames vaillantes"), études de Morale et de Sociologie, des livres-albums pour enfants dont certains sont illustrés par Benjamin Rabier ("Chez les Bêtes," " Le Roman de Renard", " L'homme qui comprend le langage des animaux") ....
En 1913, Mathilde publie un livre sur son frère Alphonse : "Alphonse Allais, souvenirs d'enfance et de jeunesse ", préfacé par Alfred Capus et qu'elle dédie à : "Messieurs Tristan Bernard, Alfred Capus, Maurice Donnay, Lucien Guitry, qui furent les meilleurs et les plus fidèles amis d'Alphonse Allais".
Le 16 octobre 1914, à l'âge de 61 ans, elle meurt à Honfleur, d'une maladie de coeur.

"Alphonse Allais, souvenirs d'enfance et de jeunesse".

Edition originale du livre de Jeanne Leroy-Allais.

Textes et documents transmis par Jean-Yves Loriot (c)

Une leçon de philosophie de Pascal, douanier honfleurais de la fin du XIXème siècle



Nos chers têtes blondes (brunes et rousses) ont planché sur l'épreuve philosophie du baccalauréat. "Honfleurissimo, le blog qu'il vous faut", est heureux de vous offrir, chères lectrices, cette leçon de philosophie de Pascal *

* Douanier honfleurais en 1891.




PASCAL, LE GABELOU.

"Je m'étais pris d'une profonde sympathie pour ce grand flemmard de gabelou qui me semblait l'image même de la douane, non pas de la douane tracassière des frontières terriennes, mais de la bonne douane flâneuse et contemplative des falaises et des grèves.
Son nom était Pascal ; or, il aurait dû s'appeler Baptiste, tant il apportait de douce quiétude à accomplir tous les actes de sa vie.
Et c'était plaisir de le voir, les mains derrière le dos, traîner lentement ses trois heures de faction sur les quais, de préférence ceux où ne s'amarraient que des barques hors d'usage et des yachts désarmés.
Aussitôt son service terminé, vite Pascal abandonnait son pantalon bleu et sa tunique verte pour enfiler une cotte de toile et une longue blouse, qu'on ne trouve que sur le dos des pêcheurs à la ligne. Car Pascal pêchait à la ligne.

Une chose m'intriguait chez lui ; c'était l' espèce de petite classe qu'il traînait chaque jour à ses côtés : trois garçons et deux filles, tous différents de visage et d'âge.
Ses enfants ? Non, car le plus petit air de famille ne se remarquait sur leur physionomie. Alors, sans doute, des petits voisins.
Ce qui m'amusait beaucoup aussi, c'est la façon dont Pascal désignait chacun des gosses.
Au lieu de leur donner leur nom de baptême, comme cela se pratique généralement, Eugène, Victor ou Emile, il leur attribuait une profession ou une nationalité.
Il y avait le "Sous-inspecteur", la "Norvégienne", le "Courtier", l'"Assureur", et "Monsieur l'abbé".
Le "Sous-inspecteur" était l'aîné, et "Monsieur l'abbé" le plus petit.
Les enfants, d'ailleurs, semblaient habitués à ces désignations, et quand Pascal disait : Sous-inspecteur, va me chercher quatre sous de tabac", le "Sous-inspecteur" se levait gravement et accomplissait sa mission sans le moindre étonnement.

Un jour, me promenant sur la grève, je rencontrai mon ami Pascal en faction, les bras croisés, la carabine en bandoulière, et contemplant mélancoliquement le soleil tout prêt à se coucher, la-bas, dans la mer.
Nous causâmes longuement et j' appris enfin l'origine des appellations bizarres dont il affublait ses jeunes camarades de pêche.
- Quand j'ai épousé ma femme, elle était bonne chez le sous- inspecteur des douanes. C'est même lui qui m'a engagé à l'épouser. Il savait bien ce qu'il faisait, le bougre, car six mois après elle accouchait de notre aîné, celui que j'appelle le "Sous-inspecteur", comme de juste. L'année suivante, ma femme avait une petite fille qui ressemblait tellement à un grand jeune homme norvégien dont elle faisait le ménage, que je n'eus pas une minute de doute. Celle-là, c'est la "Norvégienne". Et puis, tous les ans, ça a continué. Non pas que ma femme soit plus dévergondée qu'une autre, mais elle a trop bon coeur. Des natures comme ça, ça ne sait pas refuser. Bref, j'ai sept enfants et il n'y a que le dernier qui soit de moi.
- Et celui-là, vous l'appelez le "Douanier", je suppose ?
- Non, je l'appelle le "Cocu", c'est plus gentil.

L'hiver arrivait ; je dus quitter Honfleur, non sans faire de touchants adieux à mon ami Pascal et à tous ses petits fonctionnaires. Je leur offris même de menus cadeaux qui les comblèrent de joie. L'année suivante, je revins à Honfleur pour y passer l'été. Le jour même de mon arrivée, je rencontrais la "Norvégienne", en "train de faire des commissions".
Ce qu'elle était devenue jolie, cette petite "Norvégienne" ! Avec ses grands yeux verts de mer et ses cheveux d'or pâle, elle semblait une de ces fées blondes des légendes scandinaves. Elle me reconnut et courut à moi. Je l'embrassai :
- Bonjour, "Norvégienne", comment vas-tu ?
- ça va bien, monsieur, je vous remercie.
- Et ton papa ?
- Il va bien, monsieur, je vous remercie.
- Et ta maman, ta petite soeur, tes petits frères ?
- Tout le monde va bien, monsieur, je vous remercie. Le "Cocu" a eu la rougeole, cet hiver, mais il est tout à fait guéri maintenant ... et puis la semaine dernière, maman a accouché de deux jumeaux : un petit "Juge de paix" et un petit "Greffier".

Alphonse Allais. "Un philosophe". Version originale manuscrite.
La version éditée dans à "A se tordre" en 1891 a été modifiée.


"Et c'était plaisir de le voir, traîner sur les quais ..."

(photo Jean-Yves Loriot (c))

Centième anniversaire de la mort d'Alphonse Allais (1905-->2005) à Honfleur


Photos Jacqueline Lemonnier (c)

Cliquez dessus pour les agrandir
1ère photo (en haut à gauche) : Jean-Yves Loriot au micro face à Philippe Gelluck
2ème photo (en haut à droite) : l'humoriste et acteur André Gaillard (des Frères Ennemis)
3ème photo (en bas à gauche) : Philippe Gelluck, le fameux auteur du "Chat"
4ème photo (en bas à droite) : Jean-Paul Rouland, de la "Caméra cachée"

Une dépêche allaisienne de ce "drôle d'oiseau" de Loriot !


Ministère de la Culture. 17 H 06.

Lors du creusement des fondations du "Grand Stade Olympique" à Pékin, une peinture sur parchemin, admirablement bien conservée, (datation estimée vers 1400) représentant "la fameuse tasse avec l'anse à gauche, fabriquée pour un empereur Ming, gaucher", a été mise à jour ! Elle proviendrait du tombeau de l'empereur Tchou Yan-tchang. Le gouvernement chinois prêtera cette oeuvre au musée du Louvre pendant le mois d'août

La comète de Allais , une nouvelle galaxie ... de stars ?




Pour une pause- bacille hilarant, entre deux "brainstorming" (il prépare la suite de ........ avec .......... (mais chut !, ne le répétez-pas, je sais que votre ouïe est une tombe où tout s'engouffre et meurt, il n'aime pas qu'ON en parle AVANT), Claude Lelouch est venu s'imprégner de "Vie drôle allaisienne", ce samedi au Petit musée.
Larmes aux yeux et rire aux lèvres, Claude Lelouch "a ressenti une forte émotion allaisienne" devant l'invention d'Alphonse : "l'ascenseur du peuple".
"Un homme et une femme, un ascenseur". Titre du prochain Lelouch ?
Cha (Noir) ba da ba da, cha ba da ba da ........

Pour retrouver "l'ascenseur du peuple" cliquer sur ce lien.
http://www.boiteallais.com/progs/a.htm

texte et photos de Jean-Yves Loriot (c)

A comme "Allée Allais" (6)



"Ils sont venus, ils sont tous là, il y a même Georgio, le fils maudit ..." (Air connu). (Où se cache-t-il ?).

"La Mercière" offre à MICHEL SERRAULT la version en broderie anglaise du "monochrome blanc du Salon des Incohérents", entièrement brodée à la main et en français de P à E.La comédienne EMMANUELLE BATAILLE reçoit son trophée : "Le Camembert de la vache Allais"(douceur chocolatée-un-rien-absinthée, pour le plaisir du p'Allais).


Texte et photos de Jean-Yves Loriot (c)

A comme "Allée Allais" (5)



"La calèche officielle d'Alphonse " fonce au rendez-vous Place Hamelin.

MICHEL SERRAULT et LOUIS VELLE sont transportés ..... de joie insondable et se réchauffent les mains en ce frileux matin d'automne.

"Surprise-surprise". Dans l'étonnement, dans l'angoisse de la surprise ?

Réponse : pour l'arrêt au "cercle d'un poète disparu". "Parfois la langue me fourche et je dis : ami d'Honfleur, fleur d'amidon ... " A.A
Arrivée en grande pompe (45 au lieu de 43, pour MICHEL SERRAULT), pour gravir "allaisgrement" les 63 marches de l'Hôtel de Ville.


texte et photos de Jean-Yves Loriot (c)

A comme "Allée Allais" (1)

Le 16 octobre 2004, mois allaisien, 150 ans après la naissance d'Alphonse et sur une lumineuse idée de Pierre Tchernia, luminosité comme seuls peuvent en avoir les Académiciens Allaisiens, et dans une "mise en allée" du Petit musée d'Alphonse, l'ALLEE 35, ce petit bout d'allée, orpheline de nom, est baptisée : ALLEE ALLAIS . Là où Alphonse allait, nous irons : allez Allée Allais !

Allée portée en grande pompe sur les fonds baptismaux par :
le "Père du nom de l'Allée" : PIERRE TCHERNIA
le "Potard-intérimaire de la pharmacie Allais (père et fils)" :
MICHEL SERRAULT,
de la "Marraine officielle" : ANNE-MARIE PHILIPE,
de la "Marraine officielle adjointe" : EMMANUELLE BATAILLE,
du "Grand Parrain de l'Allée": LOUIS VELLE.

De plus, comme la ville de Paris a sa "commune libre de Montmartre", la ville d'Honfleur a désormais son "allée libre d'Honfleur".
Emmanuelle Bataille a accepté la lourde tâche d'être et de paraître : "Madame le maire de l'Allée Allais".
Mais laissons "p'Allais" les images" : "Les Anonymes Invités arrivent en grande pompe au baptême. (La prise de vue ne permet pas de voir leurs chaussures).
"Emportée par la foule", l'Allée ne fait plus grise-mine, et déjà se grise, mine-de-rien !
Texte et photos de Jean-Yves Loriot (c)

A comme "Allée Allais" (2)

Pour ce baptême, un hymne national fut composé "en tricolore-amidonné" par Pierre-Arnaud de Chassy-Poulay : "L'Allaisienne", avec l'aimable participation de Rouget de Lisle. Le choeur officiel en répétition générale, quelques minutes avant l'Heure A.
L'icône du cinéma russe : GALA et PIERRE ARNAUD de CHASSY- POULAY ont une pensée commune et recueillie pour feu "Allée 35".

La jeune comédienne : JULIE MAOUS de " La Compagnie de Liza" se concentre "dans son sur-moi" qui est loin d'être en "dessous de tout".

PIERRE ARNAUD de CHASSY-POULAY, MICHEL SERRAULT et ALAIN CASABONA, "Grand Chancelier de l'Académie" quelques minutes avant " L'Heure A".


texte et photos de Jean-Yves Loriot (c)

A comme "Allée Allais" (3)

Sous les yeux éblouis d' ALAIN CASABONA, ANNE-MARIE PHILIPE et PIERRE TCHERNIA , MICHEL SERRAULT se réjouit du passage de la comète de Allais pour ce baptême.
L'interprétation officielle de " l'Allaisiene", à choeur et accord. PIERRE TCHERNIA, ALAIN CASABONA, MICHEL SERRAULT, LOUIS VELLE, ANNE-MARIE PHILIPE et EMMANUELLE ATAILLE.
MICHEL SERRAULT rêve, ALAIN CASABONA sourit. La comète est bien, repassée,défroissant les âmes.
texte et photos de Jean-Yves Loriot (c)

A comme "Allée Allais" (4)

MICHEL SERRAULT confie au CONSERVATEUR (E 147) que souffrant d'une grande sensibilité, il ne supporte pas "le cri de la carotte, le soir, que l'on arrache de sa terre natale et potagère".
Le choeur des "Joyeuses Commères d'Honfleur". (A propos, Shakespeare n'a jamais existé. Ses pièces ont été écrites par un auteur qui portait le même nom que lui.)

textes et photos Jean-Yves Loriot (c)